Étape 11, se déplacer à 4 pattes : les jeux

Étape 11, se déplacer à 4 pattes : les jeux

Les multiples balles, de tailles, poids, couleurs, matières, textures variés, sont intéressantes à ce stade : l’enfant les lance, les regarde s’éloigner jusqu’à leur arrêt complet puis les rejoint à 4 pattes.

Laissons-le aller jusqu’au bout de son geste, regardons-le observer son action, sans l’interrompre en arrêtant la balle par exemple ou en lui lançant en retour.

Son activité intellectuelle est à l’oeuvre : il lance, fait rouler la balle, réfléchit, répète, renouvelle ses manipulations, en étudie les variations et il peut y jouer longtemps…

Réparties dans un contenant, les balles forment un ensemble d’objets variés d’une même famille et l’enfant peut ainsi faire son choix. Il entre et sort du contenant à 4 pattes, bien souvent en marche avant et les mains en premier !

LocaMot’ et nos bons cadeau vous présentent d’autres objets…

La motricité libre du bébé et ses étapes découvertes par l’enfant, étape 11 : Se déplacer à 4 pattes

La motricité libre du bébé et ses étapes découvertes par l’enfant, étape 11 : Se déplacer à 4 pattes

Le 4 pattes découle du rouler et du ramper précédemment découverts par l’enfant.

Il a expérimenté qu’en poussant sur ses mains, il recule et qu’en poussant sur ses pieds, il avance ! Il répète ces deux mouvements autant que nécessaire pour ensuite les coordonner en un seul, réaliser deux poussées opposées sur quatre appuis qui font lever le tronc à l’horizontal et parallèle au sol.

Son corps repose maintenant en équilibre sur une large zone hors sol que forme l’écartement de ses mains et genoux ou ses pieds, une plus ou moins grande surface que l’enfant va augmenter ou réduire pour rechercher sécurité et stabilité. Son centre de gravité (situé à peu près au niveau du nombril) se trouve à la verticale de cette surface et lui permet de se tenir en équilibre lorsqu’il éloigne ou approche son corps du sol.

A ce stade, le petit enfant se déplace en appui sur ses deux mains et ses deux genoux de sa propre initiative sans y être aidé ni encouragé : il avance d’abord une main pour la poser plus loin devant, puis le genou opposé, fait de même avec l’autre main puis l’autre jambe. D’abord hésitant afin de garder stabilité et équilibre, il étudie chaque mouvement de son corps pour les organiser en un rythme à quatre temps -bras/jambe/bras/jambe- qui devient fluide et régulier. Il régule son 4 pattes, accélère, ralentit, s’arrête, repart, circule librement ; il bouge également sa tête pour regarder ici et là, en bas, en haut, à droite, à gauche, loin, près, pour les besoins de son déplacement, au gré de sa curiosité.

Il sait revenir à la station assise pour jouer… Lorsque l’enfant pose sa main au sol ou prend un objet, ses yeux évalue la distance qui l’en sépare ; il précise son geste, affine sa coordination en rapport à ses actions.

10ème étape de motricité : les jeux

10ème étape de motricité : les jeux

LE GRAND MATÉRIEL

 

L’ESTRADE

LE MODULE ESPALIER

LE MODULE RAMPE

Les éléments peuvent être pris séparément ou associés. Ils sont à retrouver dans l’onglet LocaMot’ de notre site internet.

Et chez vous, coussins, marche, banc, matelas, … feront le bonheur des petits explorateurs

10ème étape de motricité  : s’asseoir sur…

10ème étape de motricité : s’asseoir sur…

Prendre de la hauteur, découvrir un nouveau support, faire une pause pour regarder le chemin parcouru, … votre enfant découvre une nouvelle dimension : grimper sur les objets et s’asseoir dessus.

La 1ère étape de cette nouvelle découverte est l’escalade sur l’objet en question, coussin, estrade, petit banc, petite chaise, rondin, marche, … Bien souvent l’enfant se place face à l’objet, se redresse sur ses genoux, il s’agrippe au dossier, sur les côtés, sur la surface si elle n’est pas trop lisse, les doigts crispés, le dos raidit, le corps entier tendu afin d’atteindre son objectif. Il monte un genou, ses fesses, puis l’autre genou, se retrouve à genoux sur l’objet de son ascension. L’enjeu à cette étape est de bien rester sur la surface en hauteur et de ne pas basculer en arrière lors du retournement. De nombreux essais seront nécessaires pour que l’enfant, trouve son équilibre, dose l’élan dont il a besoin, trouve la façon de procéder pour se retourner. Si l’enfant est monté via un plan incliné plein ou à barreaux, l’escalade s’est faite dans ce cas progressivement, une main après l’autre, un genou après l’autre.

La bonne hauteur d’exploration est une vingtaine de centimètres, afin que les parents assistent sereinement aux expérimentations de leurs enfants et que les chutes qui ne manqueront pas de se produire ne laissent pas de souvenir trop douloureux à l’enfant. Les premières fois, la main du parent ou de l’accompagnateur peut parfaitement se glisser entre le sol et la tête de l’enfant juste avant l’impact mais l’expérimentation de la chute est importante. Un enfant qui sait chuter, apprend à se retenir dans sa chute, à mesurer son enthousiasme et ses mouvements dans ses explorations, à y aller progressivement, à concentrer son attention sur ce qu’il est entrain de faire.